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Tactiques de tirs à l'avant


Préambule
Dans cette première partie de tactiques de tirs à l'avant, on présente la tactique de base utilisée par de nombreux joueurs débutants et quelques confirmés : le tir prédéterminé. C'est à dire qu'on applique un schéma tactique personnel suivant nos forces et nos faiblesses sans se soucier véritablement de la garde adverse. On effectue majoritairement des tirs prédéterminés mais c'est aussi tout notre jeu offensif qui est prédéterminé. Par exemple, si on maîtrise techniquement une poussée longue droite et un sur place en position poussé; et qu'on est capable, mais de manière moins sûre, d'exécuter une poussée courte, une poussée longue croisée et un aller-retour, on peut établir le schéma tactique - prédéterminé - suivant : je commence à attaquer par ma poussée longue droite jusqu'à ce qu'elle soit arrêtée puis j'enchaîne par le sur place (les 2 tirs parfaitement maîtrisés dans notre exemple). Dés que le gardien est conditionné par ces 2 tirs, je passe à mes tirs moins maîtrisés (tirs secondaires, V. plus loin)...etc. On voit ainsi qu'un jeu offensif prédéterminé va souvent prendre en compte le conditionnement que l'on applique au gardien.

1. Le conditionnement
Le conditionnement est basé sur la mémoire visuelle. Le gardien va être influencé par l'"historique" des tirs effectués par l'avant adverse. Ainsi, il est très important pour tout joueur utilisant une tactique s'appuyant sur le conditionnement, d'exécuter tous ses tirs avec la même préparation. La préparation d'un tir est la phase de temps débutant dès la réception du passage des demis et finissant lors de la réalisation proprement dite du tir.

  1. Rythme fixe Outre les conditionnements techniques nécessaires au camouflage d'un tir expliqués lors des 2 entraînements précédents, il peut être utile d'effectuer tous ses tirs avec le même rythme si l'on veut conditionner le gardien. Le rythme d'un tir est l'intervalle de temps qui sépare le placement de la balle en position de tir et le tir lui-même. On peut bien sûr tirer tantôt au bout de 3 secondes, tantôt au bout de 5 ou de 9 secondes, mais l'important est qu'il n'y ait pas un rythme propre à chaque tir. On ne doit pas par exemple exécuter une aile systématiquement au bout de 3 secondes et une tirée longue au bout de 5. Mais comme il peut être difficile de porter son attention et sa concentration à la fois sur son rythme et sur la bonne exécution de son tir, il est plus commode d'avoir un rythme fixe pour tous ses tirs. Il est en effet plus facile, à force d'habitude, de s'imprégner d'un rythme fixe et donc de ne plus s'y concentrer, pour ensuite réaliser ses tirs avec une totale concentration et d'éviter ainsi un quelconque doute sur la synchronisation rythme/tir. -1- Thème 10 - tactiques de tirs a l'avant - tir prédéterminé
  2. Utiliser les contreparties L'utilisation des contreparties adéquates est à la base de l'efficacité du jeu en conditionnement. Pour un tir donné exploitant un certain trou d'une certaine garde, la contrepartie de ce tir est elle-même un tir qui exploite alors le ou les trous d'une garde bloquant le premier tir. C'est le même principe que les contreparties dans les passages de demis : on a un système binaire (cf. V - Tactiques de passages des demis 1 - le passage prédéterminé b - stratégie).

2. Les stratégies bonus
Ce sont des tactiques personnelles qui viennent se greffer aux tactiques de base (prédétermination, conditionnement, rythme fixe, contreparties ...etc.) pour compléter notre jeu offensif et ainsi lui donner son originalité. La majeure partie des tactiques personnelles – et donc des stratégies bonus – des différents joueurs utilise les quatre notions ci-après:

  1. Le rituel Le rituel est la répétition rigoureuse de nos gestes techniques et de notre attitude générale pendant toute la phase de temps qui sépare la réception de la balle à l'avant jusqu'au placement de celle-ci en position de tir. Ainsi, pour un joueur qui utilise les tirées, le rituel sera plus long que pour un joueur utilisant les poussées, du moment que le passage des demis ou la réception de la balle s'effectue en bas. Quand on parle de gestes techniques et d'attitude, il faut comprendre par exemple le remonté de balle en position tirée pour les tireurs, le fait de relâcher la poignée pour s'essuyer les mains, un tic gestuel...etc. Et tout ceci cadencé au même rythme, et prenant le même temps à chaque fois. Le rituel a pour but d'habituer le gardien à cette répétition. Ainsi, même inconsciemment, ce dernier relâchera peut-être progressivement son attention sur cette phase de jeu. C'est alors qu'il faut en profiter.
  2. Les tirs de rupture Ce sont tous les tirs que nous maîtrisons qui viennent casser le rituel. Ce sont donc des tirs complètement différents de ceux utilisés dans notre jeu offensif principal. Ils ne sont là que pour profiter de l'inattention potentielle du gardien causée par le rituel. C'est évidemment à chacun d'entre nous d'imaginer les tirs de rupture qui conviennent le mieux à notre jeu.
  3. Variation de rythme Avec les tirs de rupture, on casse un rituel préalablement mis en place. Avec la variation de rythme, on casse le rythme fixe évoqué au 1-a. En effet, certains gardiens sont plus à l'aise sur des rythmes de tirs lents car ils arrivent, sur un temps suffisamment long, à bluffer efficacement l'avant adverse. Ainsi, varier de rythme en tirant plus rapidement que d'habitude peut les gêner et s'avérer plus efficace. La réciproque est évidemment vraie puisque désormais admise par tous : il est généralement préférable de temporiser avant de tirer pour "endormir" les réflexes du gardien et faire de meilleurs choix de tirs.
  4. Les tirs secondaires Les tirs secondaires sont souvent des tirs moins bien maîtrisés que les principaux et qui sont utilisés en secours ou dernier recours. Ils peuvent cependant faire partie intégrante d'une stratégie. Pour résumer, ils peuvent donc être de deux natures :
    • des tirs de secours : on a épuisé nos tirs principaux et le gardien adverse a pris pleine mesure de notre jeu. On utilise alors nos tirs secondaires pour le surprendre,
    • des tirs d'intimidation ou d'anticipation : notre jeu principal fonctionne jusqu'à maintenant. Mais, pensant que le gardien adverse va finir par nous goaler ou s'imprégner de notre jeu, on préfère anticiper en lui montrant d'autres facettes et ainsi semer la confusion dans son esprit avant de revenir à nos tirs principaux.

3. Le tir au coup d'oeil
On va tenter dans cet ultime entraînement une approche d'une tactique de tirs à l'avant plus élaborée : le tir au coup d'œil.

Contrairement au tir prédéterminé, celui-ci tient compte de la garde adverse et de ses brèches. C'est à dire que le tir à effectuer va se décider seulement lorsque l'on sera en possession de la balle, selon le positionnement et les bluffs éventuels de la garde adverse. Dans ce cas, le jeu de l'avant est forcément en attente, que la balle soit en mouvement ou non. D'ailleurs, dans un jeu en mouvement, la balle sera alors en phase semi-arrêtée (cf. VIII – Techniques de tirs à l'avant – 1ère partie, 2 - caractéristiques du lancer).

  1. Timing et contre-timing Dans le tir au coup d'œil, le timing est primordial. Avoir un bon timing, c'est déclencher son tir exactement au bon moment afin de profiter d'un des trous de la garde adverse. En effet, si l'adversaire bouge rapidement ses joueurs afin de laisser des trous puis de les refermer (cas d'une garde au bluff), il faut savoir exactement quand déclencher le tir afin que la balle passe au moment où le trou y est, et ce, par rapport à des paramètres tels que la vitesse de notre tir, la longueur du tir à effectuer...etc. Un bon entraînement est de demander à un partenaire de goaler nos tirs en bougeant toujours à la même vitesse et au même endroit, sans réagir au déclenchement de notre tir. On apprendra alors, pour chacun de nos tirs (longue droite, longue croisée, courte...etc.), le timing adéquat à appliquer. Il faut ensuite demander à ce même partenaire d'entraînement de varier la vitesse des mouvements qu'il effectue. On se rendra compte que le bon timing est souvent de déclencher son tir, à un instant t, à l'endroit où l'on voit le joueur à cet instant. On dit alors qu'on tire en contre-timing.
  2. Camouflage et précision Avoir un bon timing n'est pas tout. D'abord parce que dans le tir au coup d'œil, le gardien va nous laisser un trou qu'on ne connaît pas à l'avance et qui peut être n'importe lequel ; donc il faut impérativement être à l'aise dans la précision de nos tirs. D'autant plus à l'aise que cette précision va être sollicitée en l'espace de quelque secondes : on n'a pas le temps de s'y préparer. Ensuite, notre tir doit être masqué, sinon on tombe facilement dans le piège du bluff. En effet, le gardien a beau bouger dans tous les sens et nous laisser tel ou tel trou, s'il voit le départ du tir, il va automatiquement les boucher avant même que la balle ne se soit décollée du joueur. Il peut aussi décider de ne pas les boucher (2ème degré) mais dans tous les cas c'est lui qui décide du comportement à adopter, donc c'est lui qui, en théorie, mène le match avant/arrière psychologiquement. Et dans ce cas, l'avant est alors souvent sujet à la pression. C'est généralement dans un tel cas de figure que même de très bons avants deviennent complètement improductifs (on dit alors que l'avant se fait "enfermer" par le gardien). Cependant, si on n'arrive pas à masquer son tir, on peut toujours profiter de ce départ visible pour jouer sur les degrés de bluff du gardien (cf. II - Bois et arrêts 2- Arrêts b- le bluff).
  3. Détermination d'un tir On a pu constater que le tir au coup d'œil demande beaucoup de qualités, voire trop : un bon timing, un tir masqué et précis mais surtout un tir qui se décide en quelque secondes. A cause de ce dernier point, on n'a pas le temps de se préparer en terme de camouflage et de précision. Pire : étant logiquement concentré sur le timing – le paramètre le plus difficile à maîtriser – il ne nous reste que très peu de concentration pour le reste. Pour résoudre ce problème, il existe un moyen très simple : celui de déterminer un tir. Mais attention, ce n'est pas le tir prédéterminé de l'entraînement précèdent. En effet, ici, on va déterminer un tir en fonction des trous du bluff de la garde adverse. Si, par exemple, on se rend compte que le bluff du gardien laisse toujours à un certain moment le trou de la longue croisée, on va alors déterminer pour tous nos prochains tirs la longue croisée. Ce n'est alors plus un tir prédéterminé mais plutôt un tir "post déterminé". La difficulté du timing est toujours présente mais, au moins, on peut se préparer et se conditionner psychologiquement à effectuer un certain tir dès réception de la balle à l'avant. Il existe aussi un 2ème intérêt : un timing plus efficace. Car tant qu'on n'utilise pas cette tactique, le tir au coup d'œil revient à observer la garde adverse, attendre un certain trou et tirer en fonction de ce dernier. C'est à dire qu'on a deux problèmes :
    • le 1er est qu'on est influencé par le bluff adverse : c'est le gardien qui nous dicte le trou qu'on va viser. Dans le cas du tir post déterminé, on a déjà choisi le trou : c'est alors l'avant qui attend l'erreur du gardien, ce qui n'est plus du tout la même chose d'un point de vue psychologique ;
    • le 2ème est qu'on perd du temps, dans notre timing, à prendre conscience du trou qui nous est laissé puis à effectuer le tir correspondant. Dans le cas du tir post déterminé, il n'y a plus d'effet de surprise : le temps de réponse du bras est plus court. On comprend mieux lorsque l'on se penche sur le calcul de la distance de freinage appris par tous au Code de la route : lorsque l'on roule tranquillement et qu'un obstacle apparaît (un chevreuil par exemple), on n'est pas préparé à cet obstacle, c'est à dire qu'il y a un effet de surprise. Cet effet de surprise a pour conséquence de nous faire perdre une seconde dans notre freinage : c'est le temps de réponse.


4. Le tir jeté en vitesse
Mais les problèmes offensifs que l'on peut rencontrer ne sont pas toujours liés au bluff de l'adversaire. Il ne faut pas oublier que certains gardiens goalent au réflexe. Dans ce cas, il faut généralement ne pas hésiter sur la tactique à adopter : il faut tout simplement être rapide. La vitesse est alors le paramètre le plus important de notre tir. Il n'y a évidemment pas de méthode miracle pour avoir un tir rapide, certains ne disposeront donc peut-être pas d'une vitesse suffisante. Il ne faut alors pas oublier ce qui a été vu à l'entraînement VIII – Techniques de tirs à l'avant 1ère partie, 4 – caractéristiques du tir, c – vitesse : une lacune en vitesse peut être compensée par un bon camouflage de tir. Ensuite, le tir n'a pas besoin d'être précis, même mieux : il ne doit pas être précis ! En effet, si on est trop précis dans notre tir en vitesse et qu'il est donc pratiquement toujours exécuté au même endroit, le gardien peut le remarquer. Si le gardien est concentré à goaler à l'aide de ses deux joueurs (goal + arrière), il sera souvent pris de vitesse. Mais s'il ne se concentre à goaler qu'avec un seul joueur à l'endroit précis où l'on tire à chaque fois, on marquera alors très peu. Pour cette raison, notre tir en vitesse doit être imprécis (mais toujours cadré et long). On dit alors qu'il est "flottant".

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